Le sel de Noirmoutier

Fleur de sel de noirmoutier
Découverte des marais salants de noirmoutier
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photos des marais de Noirmoutier

Histoire des Marais Salants,
les techniques d’autrefois et d’aujourd’hui.

Les techniques d’extraction du sel existent depuis la nuit des temps et n’ont pas toujours existées sous la forme de construction d’oeillets dans les marais salants. En effet, la production de sel marin existait déjà à l’âge de Fer et ce sont des techniques dites ignigène qui étaient utilisées à l’époque. Qu’est qu’une technique ignigène ? C’est une méthode par le feu d’extraction du sel rendue possible grace à la récolte de sable ou d’argile salé que l’on va lessiver ensuite pour en extraire la saumure. La saumure est ensuite chauffée dans des fourneaux jusqu’à l’obtention de la cristalisation du sel. Cette technique d’extraction du sel a été malheureusement à l’origine de déforestation massive.

Les techniques actuelles des marais salants sous la forme d’oeillets, comptant sur l’évaporation par le soleil pour en extraire le sel font leur apparition vers le IXe siècle. Quelques siècles plus tard, et grace au développement des échanges et du commerce maritime, la production de sel va croitre de manière conséquante et de nombreuses étendues vont voir fleurir les oeillets. Mais c’est en partie, le sel de mine qui finalement au XIXe siecle fera concurrence au sel des marais salants et les surfaces d’exploitation seront progressivement laissées à l’abandon.

Comment fonctionne un marais salant ? Quelles sont les différentes étapes ? Pour répondre de manière simple et en quelques lignes à ces questions : l’eau de mer, par le phénomène des marées entre dans l’étier, la vasière et dans les corbiers tout en longeant les talus par le tour d’eau, l’eau deviendra plus tard la saumure.

Au fil de vos balades à pied ou à vélo, peut-être aurez vous la chance comme nous de croiser cette petite boutique de vente de sel plutôt originale et surtout charmante.
Le rôle du paludier dans le marais.
C’est au printemps que le paludier prépare la saline. Pour cela, il lui faut consolider régulièrement les ponts avec de l’argile et nettoyer les oeillets. Et c’est en été, que vous aurez le plaisir à l’occasion de vos prochaines vacances à Noirmoutier, de voir le paludier récolter son sel. Le sel récolté est transporté le plus souvent à l’aide de brouettes sur les talus. Le sel de Noirmoutier sera finalement acheminé en automne, en tracteur vers les magasins et boutiques de sel.

Quels sont les outils des paludiers ?
Les outils utilisés par le paludier ont très peu changé au fil des siècles. On trouve tout d’abord le las, c’est cet outil en bois au long manche (5m) lui permettant de saturer et cueillir le sel durant sa formation de juin à septembre. Il sert à la récolte du gros sel. Le paludier utilise également la lousse à fleur de sel, destiné à cueillir la fleur de sel à la surface des oeillets, la brouette afin de transporter le sel de ladure au tremet, le rateau à limu pour retirer les algues vertes, la lousse à ponter pour consolider les ponts avec de l’argile, la cesse permettant d’écoper l’eau, la boyette appelée aussi houlette pour la réfection des oeillets et le boutoué qui permet d’extraire la vase assurant ainsi la qualité de l’eau de mer.

sel de noirmoutier marais salants et fleur de sel

Mais alors, quelle est la différence entre le gros sel et la fleur de sel ?

Pour produire le gros sel, les cristaux doivent se déposer au fond de l’oeillet. Le paludier utilise alors le las et fait en sorte de détacher les cristaux, qu’il rassemble ensuite sur la ladure (tas de sel), on appele cette étape trousser.

En revanche, pour la récolte de fleur de sel, on attend le travail du vent pour voir se former à la surface de l’eau des cristaux très fins, « la fleur de sel ».